S’installer en agriculture biologique, un choix éclairé
S'installer en Agriculture Biologique

S’installer en agriculture biologique, un choix éclairé

Résumé

S’installer en agriculture biologique est un choix parfois évident. Mais pourtant, il n’est pas toujours facile de s’installer. Nous tentons de vous donner quelques clés afin de vous faciliter la tâche !

Lorsque l’on décide de devenir producteur – ou que cela s’impose à nous comme une évidence – plusieurs choix sont faits. Que cultiver ? Où ? Et quel mode de production choisir ? Quel mode de distribution doit-on adopter ? Tant de questions qui se bousculent et qui, parfois, ne semblent pas si évidentes à résoudre. Alors comment faire de bons choix ? Chez BioToutCourt, cette semaine, nous souhaitons surtout vous parler du fait de s’installer en agriculture biologique. Alors, suivez-nous, c’est parti !

S’installer en agriculture biologique, un choix naturel

Un choix naturel, c’est sûr, et dans tous les sens du terme. S’installer en bio, c’est avant tout prendre à bras-le-corps les défis environnementaux.

L’agriculture biologique se pratique évidemment avec le souci du respect de l’équilibre naturel. La fragilité des écosystèmes n’étant plus à démontrer, il est grand temps que tout le monde s’y mette.

Ainsi, le premier objectif de l’agriculture biologique est de préserver et de maintenir la santé de tous et de toute chose. Humains, bêtes, sols, plantes et autres organismes vivants peuvent non-seulement cohabiter : ils peuvent s’équilibrer. Un écosystème en bonne santé est un système qui fonctionne de façon circulaire, et permet la régénération et le maintien de son équilibre.
Pour cela, la première étape est de dire NON aux pesticides. Les traitements doivent être naturels, et sont donc souvent préventifs.

Le deuxième objectif est écologique : un environnement et ses habitants doivent vivre en harmonie, en fonction des cycles naturels locaux. Ainsi, l’agriculture biologique repose sur ce qui est pris à la terre et ce qui lui est rendu. En d’autres termes, cela signifie deux choses : de saison, et en circuit court pour l’alimentation !

Le troisième fondement de l’agriculture biologique est bien celui de l’éthique. Hommes et bêtes doivent cohabiter, vivre tous dans des conditions dignes. Ainsi, l’agriculture biologique doit proscrire toute sorte de maltraitance animale, d’élevage en batterie. Elle doit également préserver la qualité de vie des habitants.

Enfin, le quatrième principe sur lequel repose l’agriculture biologique est le fameux principe de précaution. Avant de mettre en place et de valider une méthode, il faut l’étudier, l’observer. De même, on privilégiera les méthodes ancestrales qui ont déjà fait leurs preuves, face aux nouvelles pratiques intensives. Attention, cela ne signifie pas le rejet de nouvelles méthodes, au contraire ! On y prête attention, et il sera temps d’aviser après observations.

S’installer en bio, c’est donc un choix cohérent et évident. Surtout si vous êtes sensibles aux problématiques environnementales, agricoles et alimentaires actuelles.

Plus qu’un choix naturel, s’installer en agriculture biologique est un choix d’avenir

S’installer en agriculture biologique, c’est donc une évidence d’un point de vue écologique et alimentaire. Mais c’est aussi flagrant que cette forme d’agriculture pense à demain.

Attention, point de greenwashing entre nos lignes, mais l’agriculture biologique, c’est VRAIMENT une agriculture faite pour le monde de demain.

D’abord, parce qu’elle permet de préserver la santé des humains. Mais aussi et surtout parce qu’elle repose sur le respect de la nature, des écosystèmes et des ressources naturelles.

Aujourd’hui, c’est le « quoi qu’il-en-coûte » qui prime en conventionnel. Augmenter les rendements, oui, mais aux dépens de la nature ! Aux dépens de la santé, du bien-être des animaux. Et souvent, au détriment aussi des producteurs et artisans qui travaillent les sols pollués, manipulent les produits chimiques…

Et si l’agriculture biologique prend racine dans celle de nos ancêtres, elle propose un modèle respectueux et pérenne. L’agriculture biologique ne se cantonne pas aux normes du cahier des charges. C’est aussi un ensemble d’innovations et de nouvelles pratiques vertueuses qui émergent ! Que ce soit dans ses équipements, ses solutions curatives ou même dans la manière d’organiser le travail, elle a encore tant à nous apprendre, et il y a tant à découvrir !

Mieux encore, la bio est en plein essor ! Et plusieurs régions sont au tableau d’honneur en terme de surface cultivée en bio : Pays de la Loire, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Auvergne Rhône-Alpes… En 2020, 12 % des fermes sont installées en bio, et cela représente près d’un hectare sur 10. Les surfaces ont donc doublé en 5 ans !

De plus, la demande de produits bio et locaux ne cesse d’augmenter, surtout compte tenu de l’actualité.

Choisir l’agriculture biologique, cela peut aussi être une manière de pérenniser et de créer de l’emploi ! En effet, s’installer en agriculture biologique nécessite de la main d’œuvre !

En réalité, s’installer en bio vous tente n’est-ce pas ? Reste à savoir comment. Voyons…

Quelles démarches pour l’installation en agriculture biologique ?

Il y a plusieurs démarches à suivre lorsque l’on souhaite s’installer en agriculture biologique.

D’abord, et en toute logique, il faut réfléchir votre projet. S’installer en tant que producteur n’est pas simplement un projet professionnel, c’est bien souvent un projet de vie à part entière. Cependant, il faut garder à l’idée que le projet doit être économiquement viable. Alors prenez votre temps, et réfléchissez !

Définissez clairement votre projet : que voulez-vous cultiver ? Où ? Explorez vos envies et faites le point sur vos objectifs et vos attentes. Rencontrez des agriculteurs, inspirez-vous de leur parcours, et n’hésitez pas à échanger votre GAB départemental (Groupement agriculture biologique).

Surtout, renforcez votre expérience. N’hésitez pas à vous tester, si vous ne venez pas du milieu agricole d’autant plus ! Votre endurance, votre capacité physique, rendez-vous sur le terrain.

La deuxième étape : rechercher du foncier. Si vous n’héritez pas de terres, il est évidemment primordial de chercher un lieu de production. Pensez donc à chaque infrastructure dont vous aurez besoin. Il faudra identifier les territoires de recherche, quelles spécificités ils ont.

Pour ce faire, vous pourrez vous adresser à différents interlocuteurs : le Répertoire Départemental à l’installation (RDI), la Société d’aménagement Foncier et d’Établissement Rural (SAFER), les collectivités locales, les notaires ou agents immobiliers. Mais pensez également aux petites annonces ou aux associations telles que Terre de Liens qui peut concrètement vous accompagner.

Il faudra également vous pencher sur l’aspect économique en réalisant une étude prévisionnelle économique. Celle-ci doit comprendre la définition de votre projet, les moyens investis qui le composeront. Il faudra également estimer le montant de vos investissements nécessaires, de vos dépenses courantes et récurrentes, ainsi que vos recettes courantes.

Vous devrez également prévoir un plan de financement, et un calendrier de réalisation. Le plan de financement détaille les types de financements dont vous disposerez. Emprunt, autofinancement, subvention, crowdfunding (avec Miimosa par exemple)… Attention tout de même : prévoyez une marge de sécurité.

Une fois votre projet concrétisé, il vous faudra engager les démarches pour la conversion. D’abord, la conversion des terres, qui prend de 2 ans (pour les cultures pérennes) à 3 ans. Un Organisme Certificateur (OC) passera vérifier l’exploitation, et délivrera le certificat AB.

Pour valider votre passage en bio, il vous faudra vous notifier auprès de l’Agence Bio et évidemment auprès d’un organisme certificateur. Soyez bien entouré, et n’hésitez pas à vous faire aider dans vos démarches. Vous pouvez aussi reprendre des parcelles déjà certifiées, votre labellisation sera plus courte.

Après le choix des parcelles, l’aménagement de celles-ci, le choix de matériel adapté et des infrastructures de culture, ainsi que la planification de vos actions et de votre travail, il vous faudra communiquer autour de votre activité. Vous devrez vous valoriser et communiquer à propos de votre commercialisation.

Mais au fait, y avez-vous pensé ? Allez, nous vous donnons un indice… La vente directe, sans intermédiaire, en frais, bio et local…

S’installer en AB avec BioToutCourt, ça aide !

BioToutCourt, c’est LA plateforme qui vous aidera à gérer vos ventes. Quelle que soit la taille de votre exploitation ou la quantité de production, vous pouvez vendre localement, à la ferme ou en point relais, et sans frais. C’est vous qui choisissez le prix, la date et le lieu de distribution, et tout passe par la plateforme, y compris le paiement. Mais attention, nous ne sommes pas intermédiaires, nous ne prenons pas de commission aux producteurs contrairement aux marketplaces qui ne lésinent pas sur la marge. De 20 % et bien souvent au-delà, rien que cela !

Avec BioToutCourt, gérez vos commandes, vos lieux de retraits, et même, organisez-vous avec les producteurs et artisans aux alentours pour monter un circuit court ! Grâce à BioToutCourt, tout est plus simple.

Alors, convaincus ? Êtes-vous prêts à vous installer en bio ? Nous vous gardons une place bien au chaud !

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