Produire des légumes en ville, c’est possible
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Produire des légumes en ville, c’est possible

Résumé

Produire des légumes en ville, c’est possible en solo ou en collectif.

Produire des légumes en ville, c’est possible ! Le confinement nous a pour beaucoup enfermés à la maison. Nombreux sont ceux qui ont cherché un coin de verdure. Un intérêt manifeste pour la vente directe et la baisse de son empreinte carbone fait son chemin. C’est l’éveil de la conscience collective vers un monde meilleur, plus bio, davantage respectueux de son environnement, même depuis son balcon ! La première option est de quitter la ville et de s’installer à la campagne. Malgré tout, ce doux rêve n’est pas toujours envisageable.

Alors, pourquoi ne pas réinventer la production de légumes en ville. Force est de constater que l’élan vers une agriculture urbaine est bien présent et se développe fortement avec une démultiplication des projets. Malgré tout, la crise sanitaire n’est que le révélateur d’une tendance démarrée bien plus tôt.

Pour les particuliers, quelles options pour produire des légumes en
ville ?

Plusieurs options existent, soit en individuel ou en collectif.
Tout d’abord sur un simple balcon voire une jardinière. La seule condition est l’orientation et l’ensoleillement bien gérés et contrôlés. Ne chercher pas ici quelles cultures est facile à produire. Il y a des tas de blogs et sites qui vous expliqueront comment bien produire des légumes. Garder en tête que ce sont les légumes racines qui se développent le mieux.
Peu importe la quantité, sachez que votre petite production vous aidera à valoriser vos déchets organiques. Vous allez en parallèle générer du compost qui vous aidera à mieux produire vos légumes.

Il y a souvent un jardin partagé autour de vous

Ce sont des initiatives de quartier que l’on trouve sous forme associative le plus souvent. Ils sont la relève des jardins ouvriers du 19ème siècle avec une connotation collaborative afin de développer le lien social d’un périmètre. En plus, ce sont des lieux de partage où l’on travaille ensemble en toute bienveillance. Enfin, on essaye. Il y a souvent des activités pédagogiques pour séduire petits et grands autour de la culture de la terre. Alors, on parle de compost, de permaculture et de réduction du gaspillage et des déchets organiques.


Au-delà des espaces concédés par la collectivité, la ville ou la copropriété, il y a aussi des aventures humaines portées par des entreprises.
Ainsi, produire des légumes en ville peut s’effectuer sur le toit de son entreprise. Malgré tout, tout cela peut être bien lourd techniquement et n’est pas adapté à tout type de bâtiment. Très intéressant de suivre l’évolution de ces toitures qui ramènent la biodiversité en ville surtout si on y ajoute quelques ruches.
A ce sujet, relisez notre premier article sur les fermes urbaines.

Produire des légumes en ville avec la technologie

Et parmi les récentes aventures de l’agriculture urbaine, il y a plusieurs concepts comme les fermes verticales, les serres connectées ou les fermes en sous-sol. Ce ne sont plus des particuliers, mais plutôt des entreprises privées menées souvent par des ingénieurs agro en quête d’innovation. Nous vous avons déjà présenté l’hydroponie dans un précédent article.
Les fraises en container qui ne connaissent pas la lumière naturelle et qui n’ont jamais vu le moindre ver de terre, est-ce louable ? Nous avons testé et le moins que l’on puisse dire, c’est que la valeur gustative n’est pas au rendez-vous. Il y a aussi les parkings en sous-sol des villes où outre des animaux gris à longue queue, on peut croiser des carrières de champignons, des élevages d’insectes ou encore des légumes qui n’aiment pas le soleil comme l’endive !

En plus, si on ajoute une pincée de rentabilité, vous aurez compris que ce n’est pas la bonne voie pour promouvoir une agriculture durable.
On ne se nourrit pas de légumes cultivés à coup de particule de monoxyde de carbone non plus. Parlons de la Bio. Beaucoup de ces fermes urbaines en hauteur, étant en hors-sol, n’ont pas le droit au label AB ce qui est une contrainte alors que la plupart n’ajoutent aucun intrant. Dommage ! En revanche, un légume cultivé en pleine terre dans un ancien tunnel en cœur de ville, lui pourra bénéficier du label…
Un point positif de ces fermes en ville, c’est la gestion du dernier kilomètre facilité. L’acheminement peut se faire à vélo cargo. C’est top.

Pour conclure

Produire en ville, c’est possible et comme souvent, il y a de bonnes et mauvaises idées.
En attendant, comme disait Voltaire, cultivons notre jardin avec tout l’esprit critique et le bon sens de notre moi (ou toit 😉 ) intérieur.
Le reste, c’est jardin secret !
Pour entrer dans le vif et voir concrètement ce qui se passe à l’échelle d’une métropole, nous vous conseillons le site de Parisculteurs fédérant des projets d’agricultures urbaines.

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