Marges et alimentation – Les marchés et les commerces alimentaires

Marges et alimentation – Les marchés et les commerces alimentaires

Résumé

Etudions les taux de marge selon les circuits de distribution
épisode 3 – Les marchés et les commerces alimentaires

Les marchés

Les marchés entrent dans ce que l’on nomme, le commerce ambulant.
Les agriculteurs ou artisans qui vendent sur les marchés n’en font pas partis.

Alors sachez différencier les revendeurs sans valeur ajoutée des réels producteurs ou transformateurs.

On entend souvent que ce qui est vendu sur les marchés est moins cher que dans les magasins. En réalité, ce n’est pas toujours le cas si l’on considère la variante économique telle que l’emploi.
Sachez que plus de 90 % des revendeurs sur les marchés n’emploient aucun salarié. Au mieux, ils favorisent des emplois précaires.
Le prix des produits devrait être donc pondéré.

En ce qui concerne le taux de marge, les rares chiffres trouvés montrent un taux exorbitant. Nous parlons d’environ 50 %.
La valeur ajoutée est celle d’apporter une offre plus importante au consommateur, mais à quel prix !

Un commerçant/négociateur en alimentaire a simplement le mérite de se lever tôt. Il va chercher la marchandise, soit aux MIN (marché d’Intérêt National) en région ou à Rungis en Ile de France.
C’est notamment grâce à eux que nous avons perdu en quelques décennies l’idée de fruits ou légumes « de saison ».
Les transports internationaux favorisent les échanges entre des univers climatiques différents. Ces mêmes revendeurs voient l’appât du gain et ouvrent de larges gammes. Seuls les consommateurs engagés pour une agriculture responsable ne se laissent pas tenter par une barquette de framboise en plein hiver !
Le produit se saison correspond non pas à la saison de son pays d’origine ! Certains semblent l’avoir oublié.

Il est pour coutume d’entendre les négociants des marchés dire que le prix de l’emplacement est exorbitant. Cela peut l’être lorsque les marchés sont concédés à un délégataire. Il s’agit d’un intermédiaire qui fait monter les enchères lorsque les emplacements ne sont pas légion.
En réalité, il n’en est rien comparé aux commerçants qui louent des locaux commerciaux.  

En conclusion, sachez repérer sur les marchés uniquement les stands alimentaires qui apportent un plus. Soit dans la transformation des produits, soit parce que vous avez affaire directement à un agriculteur.
Si vous avez la chance de repérer des agriculteurs labellisés en AB, vous serez dans le mille !
Vos produits seront aussi moins chers, produits localement et surtout de saison.
Cela vous donnera le sentiment de contribuer à une économie plus juste.
Dans ce cas, le producteur est bien le principal bénéficiaire du fruit de la vente.
A une époque où l’agriculture responsable a besoin d’être soutenue, vous serez exemplaire !

Les commerces alimentaires

Nous entendons par commerce alimentaire : les boulangers, bouchers, charcutiers, fromagers, poissonniers etc

Le développement des grandes surfaces a secoué sévèrement ces métiers dits artisanaux. Ainsi, certains consommateurs ne font plus la différence entre une boucherie de supermarché et une vraie boucherie de quartier.
Ils ne sont coupables que d’être guidés par des prix très attractifs qui sont uniquement le reflet de produits de moindre qualité.
Ce n’est pas meilleur parce que c’est moins cher !

En parallèle, certains artisans de quartier, nommons certains boulangers/pâtissiers, ont écouté le chant des sirènes venté par les grands moulins et les industriels.
Demandez à votre boulanger si c’est lui qui fait ses propres mélanges de farine. Est-ce qu’il utilise du levain naturel ?
Questionnez votre pâtissier sur la possibilité de congeler ses produits. S’il vous répond de ne pas le faire, bingo ! Vous pouvez être certain.e que des camions livrent discrètement des cartons (pas très écologique tout cela !) remplis de viennoiseries et autres gâteaux congelés que les pseudo artisans n’ont qu’à mettre au four ou en chambre froide.


Comprenez qu’il ne s’agit pas de jeter l’opprobre sur toute une profession mais de lutter contre des techniques qui ne sont pas transparentes.


Et nous consommateurs, nous avons le droit de ne pas accepter ces pratiques en les boycottant tout simplement. Encore, faudrait-il que ce soit clairement affiché.
Heureusement, une nouvelle génération de vrais boulangers/pâtissiers aux pratiques méritantes s’installe au cœur des quartiers pour notre plus grand plaisir.

En ce qui concerne les bouchers, comme la fréquentation baisse, la plupart ajoutent des rayons charcuterie. Et comme le monde n’est pas parfait, osez poser des questions sur le « fait maison » et sur la provenance des préparations.
Fini ou presque la génération des vrais charcutiers. Si vous avez la chance d’en avoir un dans votre quartier, surtout, faites tout pour le conserver si ces pratiques sont louables.
Beaucoup s’installent comme traiteur prestataire de manifestations. Ils fabriquent en nombre et sur commande ce qui est nettement plus rentable. Cela n’oblige pas à louer/acheter un local commercial devenu trop cher.

Attention, le capital sympathie d’un commerçant n’est pas la preuve de pratiques honorables.

Parlons Marges puisque c’est le sujet. Peu de chiffres encore une fois.
Les pratiques tournent autour des 35 % environ sans grande conviction sur l’exactitude. Il semble que ce pourcentage soit différent selon le contexte et suivant l’artisan.

Encore une fois, le manque de transparence est préoccupant.

Chez BioToutCourt, nous accueillons les producteurs et artisans de la Bio qui pour beaucoup abandonnent les marchés conventionnels en dehors de leur localité au profit des circuits courts.

Partager :FacebookTwitter

Instagram

Error validating access token: The session has been invalidated because the user changed their password or Facebook has changed the session for security reasons.