Marges et alimentation – Les producteurs/artisans

Marges et alimentation – Les producteurs/artisans

Résumé

Etudions les taux de marge selon les circuits de distribution
épisode 4 – Les producteurs et les artisans transformateurs

Suite des 3 premiers épisodes qui tentent de lever le voile sur les taux de marge commerciale dans l’alimentaire. Aujourd’hui, découvrez comment se calcule la marge commerciale des producteurs et artisans.

Comment se calcule le taux pour un producteur/artisan ?

Certains experts de la gestion expliquent comment calculer le seuil de rentabilité afin de calculer un prix de revient et enfin proposer un prix de commercialisation. C’est ce seuil de rentabilité qui permet d’être certain d’arriver à l’équilibre financier de son activité.

Retenons simplement que le Taux de Marge est égal au Chiffre d’Affaires moins les charges variables.

Afin de calculer le prix de revient de commercialisation, il est nécessaire de décrire les charges annuelles associées à cette commercialisation. Parmi celles-là, notons l’emballage, le transport, les frais de labo si besoin sans oublier le temps passé.
Plus le produit est transformé et plus les frais sont importants.
Il est également logique de se reporter aux prix du marché afin d’ajuster certaines charges, voire de les diminuer si les prix sont trop bas.
L’exercice reste compliquer lorsqu’il s’agit de comparer des produits aux provenances variables et aux modes de cultures bien différents.

En ce qui concerne la production agricole, il y a en fait deux prix de revient à calculer. Le premier est celui que l’on appelle «en bord de champ», le second inclue l’emballage et la commercialisation.

Le coût de revient dépend des achats de graines, de plants, de compost, etc.
Il dépend également des charges de matériel nécessaire.
Ne pas négliger le coût de la main-d’œuvre, charges comprises.

Le calcul du coût de revient se calcule selon la surface à l’hectare puis redéfinit au kilo en fonction du rendement.
Le rendement étant fluctuant selon les années, tout devient souvent compliqué à calculer.
C’est pour cette raison que beaucoup de producteurs se réfèrent au prix de marché donner par leur fédération ou autres partenaires.

Pas facile de déterminer la marge commerciale pour les producteurs et artisans ?

Nous avons recherché les fameux taux de marge quasi-introuvables dans les circuits décrits dans les épisodes 1, 2 et 3 précédents. Même résultat chez les producteurs de l’intensif.

Seule une étude menée par un groupe d’agriculteur labellisés AB en toute transparence.
Le taux de charges est d’environ 43 % en maraîchage biologique. Ce chiffre varie selon les types et les modes de production.
L’Afocq parle d’intégrer une « marge à l’exploitation » de 30 % appliqué et définissant un prix de vente minimum.

Trois facteurs sont à prendre en charge : la couverture des charges, la rémunération du travail et la couverture de sécurité financière de la structure.

Les marges pour les producteurs varient aussi selon les types de circuits empruntés.
Plus les surfaces agricoles sont grandes et plus le nombre de circuits de distribution se réduisent.
Plus la diversification est importante et plus l’intérêt du producteur est en faveur des circuits ultra directs de vente.
Il est d’une grande évidence que plus on se rapproche du consommateur et plus la marge augmente.

Le circuit court est le plus court chemin mais, si on regarde bien entre les lignes, il admet un intermédiaire. Ainsi, il devient applicable même à la Grande Distribution qui ne se gêne pas pour le clamer haut et fort à grand renfort de publicité.  
Grossistes, distributeurs se réclament aussi d’être des circuits courts !
Tout cela ajoute du flou pour le consommateur qui a de plus en plus de mal à s’y retrouver.

Pour vous aider, notre article sur le concept de circuit court.

En conclusion, parler de marge est très difficile pour les intermédiaires de commerce comme vous pouvez le lire dans nos articles précédents sur le sujet.
Afin d’être certain que le fruit du travail revienne à celui qui produit, consommer devient un acte militant.
Le juste prix d’un produit, c’est de permettre en priorité au producteur d’en vivre, n’est-ce pas ? Nous avons assisté à une certaine dérive de certains intermédiaires depuis plus décennies laissant aux producteurs la portion congrue.
Il est temps qu’un rééquilibrage s’opère.

Chez BioToutCourt, consommer, c’est contribuer. Le prix de vente du produit affiché clairement indiqué, revient à 100 % au producteur pour qui l’outil est 100 % gratuit. Une marge commerciale préservée pour le producteur !
Le consommateur verse une contribution de 6 % clairement affichée sur son ticket final.
Cette contribution sert à financer l’outil et payer les frais bancaires d’une transaction 100 % sécurisée.  
Touche finale, BioToutCourt n’encaisse pas les sommes. C’est directement l’opérateur bancaire qui prélève et reverse directement au producteur.

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Pour lire la série en intégral : fonctionnement des marges grossistes marchés et commerces

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