Les déchets alimentaires en entreprise
Poubelle de tri avec un espace de coworking en arrière-plan.

Les déchets alimentaires en entreprise

Résumé

Aujourd’hui, les déchets alimentaires sont omniprésents. Les entreprises sont fortement touchées par ce gaspillage qui impacte leurs chiffres d’affaires et conduit à l’utilisation de ressources naturelles en excès. Cependant, certaines astuces peuvent êtres misent en place pour réduire ces déchets. On vous explique tout juste ici !

On pense souvent à la pollution numérique, aux feuilles de papier et aux gobelets plastiques. Mais avez-vous pensé aux déchets alimentaires ? Bien loin de toucher uniquement les particuliers, c’est une problématique qui touche toutes les entreprises quelle que soit leur taille ou secteur. Cantines, exploitations agricoles et usines, il impacte tout le monde.

On fait le point sur les déchets alimentaires

Chaque année, en France, 10 millions de tonnes de produits alimentaires sont jetés. Cela représente une perte de 16 milliards d’euros pour les entreprises. Ces pertes sont causées par toutes les étapes de la chaîne de valeur d’un produit, de la production à la transformation, en passant par la distribution jusqu’à la consommation. Ce qui engendre donc une dépense inutile d’énergie, de ressources naturelles comme l’eau et différentes matières premières. Cela provoque à terme, une augmentation des émissions carbone de 3 % au cours de l’année 2021.

Les causes qui empêche le zéro gaspillage alimentaire

Les déchets alimentaires concerne d’une manière ou d’une autre toutes les entreprises. 

Avez-vous remarqué tous ses fruits et légumes lustrés, parfaits, tous de la même forme et taille que vous trouvez dans les supermarchés ? Vous savez ce qui se cache derrière ? Des tonnes de produits jetés par les agriculteurs et maraîchers, car ils ne répondent pas aux normes de la grande distribution ! Vous trouvez ça aberrant ? Nous aussi ! Personne n’est parfait et encore moins mère nature.

Les industries agro-alimentaires gaspillent énormément de ressources lors de la production qui s’élève à 32 % selon l’ADEME. Les principales causes sont des produits non-conformes et une mauvaise adaptation des machines de production provoque des chutes de matières. La transformation, elle, génère plus de 21 % de déchets causés par des emballages défectueux. Et ce n’est pas tout ! Durant leur transport, 14 % des produits s’abiment et sont donc jetés. Non seulement cela gaspille inutilement des ressources, mais signifie aussi une perte de profit pour les entreprises. 

33 % de ce gaspillage alimentaire provient de la consommation. En effet, 1 produit sur 3 est jeté car sa date de consommation est dépassée ou parce que les portions sont trop grandes. Cela inclut les restaurants, mais aussi les cafétérias d’entreprises. Car, si elles sont pratiques pour les employés, elles ne le sont pas pour l’environnement. 

Ces chiffres ne vous parlent pas ? On vous les illustre ! Il faut en moyenne 1 000 litres d’eau pour produire 1 kg de farine, donc chaque baguette jeté à la poubelle équivaut à une baignoire entière d’eau. Et pour 1 kg de viande, il faut 15 000 litres d’eau, soit 70 baignoires ! Cela fait beaucoup d’eau pour ses déchets alimentaires n’est ce pas ?

Mais à tout problème, sa solution, comme dit le dicton et on en a plusieurs à vous proposer !

Vers le zéro déchets alimentaires à travers une revalorisation des matières

La nature ne fait pas des fruits et des légumes parfaitement identiques et heureusement d’ailleurs ! Alors pourquoi jeter ces produits “moches” ? On dit stop aux déchets alimentaires ! Nous pouvons revalorisés et transformés ces déchets végétaux pour fabriquer du jus de pomme ou de l’huile de noix, par exemple.  Les producteurs peuvent également les vendre aux consommateurs locaux, en circuits courts, qui eux, ont des standards beaucoup moins élevés que les hypermarchés. Enfin, nous pouvons composter les fruits trop mûrs.

Pour les grosses industries, pourquoi dans un premier temps ne pas optimiser la production, avec des machines plus performantes ? De plus, utiliser des emballages éco-responsables fera baisser les coûts de production et améliorera l’image de la marque. De même, l’entreprise peut raccourcir la durée les trajets pour réduire le risque que des produits soient endommagés, . Enfin, comme pour les exploitations agricoles, les chutes de produits peuvent servir pour autre chose. Par exemple, les épluchures de carottes ou de pomme de terre peuvent êtres utilisées pour faire des chips ! 

Il y a également des associations comme Au Bonheur des Chutes, qui achètent les emballages de ces déchets alimentaire pour faire du Surcyclage ou Upcycling à travers des ateliers DIY. Too good Too go et d’autres applications mobiles permettent aux consommateurs d’acheter les invendus de la journée.

Pour un objectif zéro déchets alimentaire dans les cantines d’entreprise, il est utile de revoir périodiquement les ventes et adapter les portions. Etant donné que ce sont pour la plupart des ordures compostables, on pense au tri sélectif des déchets. De plus, installer une ferme urbaine sur le toit de l’entreprise est une solution. Il n’y a rien de plus valorisant que de manger ses propres légumes !

Enfin, chers consommateurs, savez-vous qu’un yaourt est consommable jusqu’à 2 mois après sa date de péremption ? Et devinez pour le chocolat ? Jamais ! Le chocolat comme le café sont des aliments que nous pouvons consommer sans aucun risque des années après la date conseillée. Il y a juste le goût et la couleur qui changeront. Alors avant de jeter, on jette un coup d’œil et on goûte !

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