L’Agribashing est mort, vive l’agriloving !
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L’Agribashing est mort, vive l’agriloving !

Résumé

L’agriculture doit revoir ses pratiques pour le bien de tous

Nous avons tous entendu parler de l’agribashing, nouveau mot, né il y a peu d’années après des épisodes de revendications musclées de certains producteurs. Certains experts ont pris la parole pour aller à l’encontre de ce qu’ils qualifient de postures de « bobos » qui ne connaissent rien à la production agricole.

A qui profite le crime ? Pourquoi ce sempiternel leitmotiv du « tous coupables » ou du « diviser pour mieux régner » fonctionne-t-il si bien ?

L’agribashing n’est, en fait, que le fruit d’un sentiment de dénigrement subit par certains producteurs adeptes de la culture intensive. L’agribashing accrédite la thèse de la rupture et laisse insinuer un mauvais signal des Français vis-à-vis de la sphère agricole. Tout ceci est faux.

Nous ne rentrerons pas dans le débat organisé par certaines fédérations ou syndicaux agricoles, pilotées par de puissants groupes industriels. Considérons que c’est un moyen plus ou moins honnête de placer le débat ailleurs. Pouvons-nous éviter d’ouvrir les yeux sur les réalités économiques et sociales d’un monde agricole en difficulté.

Non, l’agriculteur n’est pas un être impur ! Oui, tous les agriculteurs n’ont pas les mêmes pratiques.

2020, où en sommes-nous ?

C’est certain, le contribuable ne veut plus financer tout ce qui pollue, empoissonne et finalement assassine notre terre.

En février dernier, le slogan du salon de l’agriculture scandait : « l’agriculture vous tend les bras », signe d’un lien et d’un besoin réciproque.

Oui, les Français adorent la campagne et les producteurs si on en croit les sondages. L’envahissement estival littérale des régions agricoles le prouve aussi. La campagne intéresse autant que la mer ou la montagne.

Qui ne possède pas un lien par un lieu, une branche de sa famille proche de la terre ? Tous les généalogistes vous le diront, nous venons tous de la terre, normal que nous l’adorions.

Même si nous ne cautionnons pas toujours les actions musclées de certaines associations très impliquées dans la défense de la planète, il faut avouer qu’elles agissent en révélateur de pratiques insupportables. Il est normal de dénoncer un laboratoire qui assassine des bestiaux en toute impunité sans respect de l’animal. Il est aussi anormal d’entendre que l’usage des pesticides se limite au champ voisin sans toucher aux habitations.

La population a mûri globalement même si on peut regretter qu’elle s’exprime trop souvent par défiance. Elle est mieux informée.

Qui pouvait imaginer il y a encore quelques années, que pour des raisons de coût, on puisse ajouter de la chimie pour exaucer le goût de produits transformés sans parler de tout le reste ?

Une forte lutte contre certaines dérives doit se développer.  

On expose des producteurs pieds et mains liés à un système qui les méprise. Toute ressemblance avec des hommes au combat servant de chair à canon n’est pas fortuite.

Considérons que le monde agricole doit s’ouvrir à des nouveaux horizons avec moins de dépendance. Pourquoi ne pas réfléchir à un mode de production qui imposerait une part obligatoire à la vente directe en circuits courts ? Il est prouvé que les producteurs de la bio adeptes de cette pratique, gagnent correctement leur vie et assurent la création de nombreux emplois.

Plutôt que de basher les producteurs de l’intensif, écoutons leur souffrance manifeste et accompagnons-les vers une transition nécessaire sans haine. Ils ne sont que les victimes d’un système.

Le pourcentage de producteurs pensant au BIO augmente et de façon appuyée ces dernières années, preuve d’un réel changement des mentalités. La demande augmente et le l’offre doit suivre.

L’évolution de l’agriculture est nécessaire.

Favorisons davantage l’installation de producteurs dont nous avons tant besoin. Bloquons la route aux opportunistes surfant sur la vague du mauvais bio et qui font pression pour que les labels s’assouplissent. Le débat n’est pas clos hélas tant les sujets sont nombreux.

Faisons des dons aux structures qui accompagnent une agriculture vertueuse. Finançons un fonds national pour le patrimoine agricole.

Au quotidien, achetons des produits plus sains au plus près des producteurs !  

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