La gestion du dernier kilomètre est un enjeu écologique
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La gestion du dernier kilomètre est un enjeu écologique

Résumé

Face à la montée croissante des flux de livraisons, les enjeux écologiques doivent être associés à la gestion du dernier kilomètre.

Nous avons tous entendu parler de la gestion du dernier kilomètre et c’est même devenu pour certaines communes un enjeu vital. Le dernier kilomètre est la dernière étape d’un processus de livraison qui mène vers le consommateur final.

Si on regarde l’évolution de l’e-commerce sur la dernière décennie, on s’aperçoit qu’il génère une démultiplication des flux. De façon connexe, le click&collect en également en forte augmentation compte tenu des difficultés rencontrées (problème de ponctualité notamment) par la livraison à domicile.
Des études prouvent que réduire de quelques minutes le temps de trajet depuis un entrepôt permet de baisser les coûts de distribution et d’empreinte carbone.

Au-delà, permettant d’avoir un impact économique (visant le flux, le coût et la satisfaction du client), le dernier kilomètre implique manifestement un enjeu environnemental. Et c’est précisément ce dernier axe qui nous intéresse.
Selon certaines études, ce dernier kilomètre correspond à environ 20 % de la circulation avec un taux d’occupation de l’espace publique de 30 %. Cela correspond également à 25 % des émissions de gaz à effet de serre.

Si, en parallèle, on regarde l’évolution des centres-villes, de plus en plus de maires, conscients des enjeux environnementaux, ont tendance à piétonniser les rues commerçantes et à limiter la place de la voiture. Il était grand temps que les choses évoluent !

Malgré tout, le client final aura toujours le dernier mot. Si une livraison ne se passe pas bien, les clients ne repasseront pas commande. On ne peut se passer sur cet état de fait qui élève l’exigence logistique à un certain niveau.

Comment garder une certaine flexibilité en limitant l’impact écologique ?

La chose la plus idéale, serait-elle de limiter l’achat en ligne de produits que l’on peut trouver à côté de chez soi ? Pas certain. Même la démarche de réemploi (achat/vente de produits d’occasion) favorise le développement des flux de transport…  

Développer les points relais de livraison est sans doute parmi les solutions écologiquement plus responsables car, ce système fait considérablement baisser le nombre d’arrêts des livreurs ce qui en soi est écologiquement positif.

Il s’agit aussi de proposer un système de livraison éco-responsable à l’aide de véhicules propres sans abandonner l’efficacité, l’enjeu est de taille.

Comment faire ?

Vous avez certainement entendu parler de livraisons par drone, mais visiblement les contraintes aériennes rendent à court terme leur utilisation difficile voire risquée pour une livraison sans casse et au bon endroit.

La meilleure façon de livrer écologique est le vélo ! 

Les plus anciens d’entre nous se souviennent des triporteurs qui reviennent en force.

Plusieurs initiatives comme les colis verts en région clermontoise, utilisent des vélos-cargots. Certains sont capables de porter avec une remorque jusqu’à une demi-tonne. On en voit même certains capables de porter une palette !

L’IA permet également le développement de plateformes digitales optimisant le chargement et les flux de livraisons. Le Blablacar des transports tout mode sort dès 2021, son nom : le chemin des murs.

Les artisans sont également impactés, notamment dans les grandes villes où il est impossible de garer un véhicule. Lorsque sa clientèle est à peu de kilomètres, le vélo-cargot s’impose. Parmi les initiatives : le cycloplombier et nous ne doutons pas que d’autres professions vont s’y mettre aussi.

Au-delà d’être une méthode écologique, elle est sportive et favorise l’emploi de jeunes aimant le vélo et habiles à manier un engin parfois un peu compliqué et lourd.
L’augmentation des pistes cyclables sécurisées favorise également le déplacement des vélos.

Il y a un axe dont on parle peu, c’est la gestion du dernier kilomètre pour les rendez-vous de médecins, courses, écoles, sports afin d’éviter le réflexe « voiture ». Quelques rares communes mettent en place des systèmes comme le school bus pour effectuer un ramassage scolaire.

Outre Atlantique, certaines entreprises proposent des voitures de livraison sans pilote qui fonctionnent en toute autonomie…

Écologique certes, mais socialement moins acceptable.

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