Identifier les labels

Identifier les labels

Résumé

Le greenwashing est comme la vérole. Il participe à la dilution des vrais labels de la bio perdus dans un océan de certifications sans implication réelle.

Identifier les labels est un présupposé.
Un consommateur averti en vaut deux. Pourtant dans ce monde de climatosceptiques, d’acteurs du greenwashing, de chimistes pervertis et de donneurs de leçon en tout genre, on ne plus à quel achat « sain » se vouer ! Le consommateur est trompé, désorienté et tout simplement perdu. Les étiquettes sont trompeuses. Le temps est assassin.
Pourtant, on a inventé les labels pour rassurer.
Identifier les labels doit nous aider dans nos gestes d’achat, mais c’est sans compter sur la stratégie marketing des marques.

Sur la plateforme BioToutCourt, uniquement les labels qui comptent.

Le vert reste en surface

Le consommateur veut le bien-être animal, ne pas polluer et consommer durablement. Ça, c’est le constat de la dernière décennie. Le mot « écologie » est sur toutes les lèvres.

Les ONG du développement durable présentes depuis longtemps sont maintenant accompagnées d’une foultitude d’associations et fondations qui œuvrent à grand renfort de spécificités qui les rendent uniques. Le mouvement est actif et qui ne connaît pas autour de lui une personne qui œuvre directement à ce que notre monde dans sa globalité soit plus beau.
Deux mondes se séparent, ceux qui tendent vers l’exemplarité à la limite de l’intolérance et ceux à l’opposé qui se moquent royalement de tout ce qui peut s’apparenter de près ou de loin à une attitude bienveillance envers la planète. « Le label Bio, c’est du marketing ! » Opposent-ils.

Les marques et enseignes, rois du marketing, l’ont bien compris et pour cela, nous bercent à grand renfort de slogans alléchants et mensongers. Ainsi, la stratégie est d’induire en erreur ceux bien ancrés dans leurs certitudes et qui n’ont aucune intention de participer à la construction d’un monde plus beau, plus Bio. Un travail de fond tend à décrédibiliser les porteurs de sens et renforce les convictions des plus réfractaires.

Pendant 10 ans, on a donné le vertige aux consommateurs. Toute tentative « écologique » est associée à couleur verte et d’un vocabulaire assorti.  Lire à ce sujet notre précédent article sur le greenwashing.

Les consommateurs ne croient plus en la mode verte

Depuis, le premier groupe a clairement identifié la stratégie des industriels et des distributeurs qui vantent le « je lave plus vert ».
Pour exemple, certaines marques de cosmétiques scandent qu’elles ne réalisent pas de test sur les animaux alors que cela est interdit depuis 2009. Trop facile !

Vous aimez le café et certains rétorquent fièrement qu’ils rapportent leur capsule au magasin qui recycle. Pensent-ils à l’empreinte carbone de ces quantités de capsules qui parcourent des kilomètres pour se rendre au centre de tri alors qu’il est tellement plus simple de recycler le marc de café dans son composteur ou directement dans la terre de sa jardinière ?

Le clou du spectacle revenant à Monsanto qui déclare (mais heureusement condamné) que le Roundup est biodégradable…

L’autodiscipline des marques est un leurre. Elles ont juste réussi à introduire la méfiance diluant également l’impact des labels.

En alimentaire, on envoie à tout-va le mot « local » comme si cela garantissait une pertinence de qualité et renvoyait ailleurs ce qui est vilain. Ce n’est peut-être pas du greenwashing mais ça lui ressemble.

Les acteurs de terrain du développement durable décrédibilisés

À force de désinformation et de dilution, s’impose une dilution des actions du terrain des associations historiques.
Tout est développement durable au point que c’est devenu un métier au sein des grandes entreprises : responsable de la RSE. Une modique contribution pour s’afficher vert ! Le budget : souvent disproportionné et sans cohérence réelle avec les actions menées. Une s’achète une image !

Cela ne veut pas dire que toute action d’une entreprise dans ce sens est mauvaise. Il en existe, des entreprises à mission qui œuvrent réellement et sincèrement.

Identifier les labels, c’est bénéfique 

Attention, en matière d’alimentation, il existe une quantité énorme de labels et il faut ouvrir l’œil pour ne pas s’y perdre.

Logiquement qui dit label, dit « audit » afin d’attester de la rigueur du procédé de certification. Pourtant, exemple du label HVE où l’auto-évaluation met en doute sa crédibilité. (cf notre article précédent sur le sujet).

Le label AB (Agriculture Biologique) n’est plus toujours un gage de qualité. Cela ne veut pas dire que ce label est mauvais. C’est sa porosité qui est dangereuse.
C’est pourquoi chez BioToutCourt, on l’emploie au féminin en disant LA Bio, celle des producteurs et artisans bio en vente directe. LE Bio laissé à l’agriculture intensive (même biologique) que l’on retrouve bien emballé dans les supermarchés et dont les provenances sont lointaines.

Nature & Progrès est certainement le label le plus engageant, car son approche est plus globale, plus holistique. La différence : les aspects techniques, sociétaux et économiques ajoutés aux exigences du cahier des charges de l’Agriculture biologique. L’engageant des producteurs et des artisans est plus intense, car plus sincère et surtout bien loin du marketing de marque. Il est devenu aujourd’hui impératif de changer notre façon de consommer pour tendre vers un monde plus durable. Nos actes d’achat nous engagent ! Nous devons participer et amplifier la prise de conscience pour réduire notre empreinte carbone. C’est pourquoi, rejoignez la communauté BioToutCourt. On s’engage pour que le prix des produits de votre panier revienne directement aux producteurs. Ainsi, ils pourront vivre avec décence de leur activité.

Et comme dit Saint-Thomas, qui ne croit que ce qu’il voit… un panier bio directement acheté auprès d’un producteur labellisé bio et Nature&progrès dont vous connaissez les pratiques écologiques, cela n’a pas de prix ! Bien identifier les labels !

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