Déconsommation : cache-cache avec la conso abusive !

Déconsommation : cache-cache avec la conso abusive !

Résumé

Aujourd’hui, beaucoup de Français font le choix d’entrer en « déconsommation ». Mais que signifie réellement ce terme ? Mieux consommer, et de façon plus responsable, tout simplement ! Un petit éclairage sur le sujet.

Au quotidien, nous sommes plus qu’incités à acheter et consommer des biens ou des services, et ce dans l’abondance. Ce n’est plus un secret pour personne : nous sommes une société de consommation et ce depuis plusieurs décennies. La bas bresse quand il s’agit de inciter à acheter, encore et encore, à jeter, et à recommencer. La facilité de paiement, les crédits à la consommation, le paiement rapide et facile avec le « sans contact ». Autant de solutions qui facilitent voire poussent à consommer. Le pouvoir d’achat est même devenu une idée politique depuis des décennies. Cependant, depuis quelques années, beaucoup de Français décident de faire l’impasse. La « déconsommation » se met en marche, lentement, mais sûrement. Par quoi passe-t-elle ? Pourquoi entrer en « déconsommation » ? Comment déconsommer ? Un tour en déconso, ce n’est pas de trop ! Zoom sur le phénomène…

Dis, c’est quoi la déconsommation ?

Attention, déconsommer, ce n’est pas arrêter d’acheter ! Par définition, la déconsommation est le fait de diminuer la consommation. Depuis quelques années (un trop grand nombre), nous faisons face à un contexte particulier.

Effectivement, les ressources naturelles tendent à se raréfier, tandis que la pollution, elle, ne recule pas. Les scandales sanitaires fleurissent, l’éthique rattrape plusieurs acteurs de consommation de masse. Et avec eux, de jolis discours de greenwashing font leur (ré)apparition ! Alors, beaucoup font le choix de réfréner leurs envies, et tentent de ralentir leurs achats, de « raisonner » leur consommation.

En fait, la déconsommation est apparue… Surprise : En même temps que la société de consommation. Certains font même remonter le concept à des temps très anciens ! Donc c’est sans surprise, mais paradoxalement qu’aujourd’hui, la « déconsommation » est à l’ordre du jour. Elle est même priorisée par beaucoup de Français. En 2017, on note même une baisse de la consommation de 0,3 à 0,5 % dans un contexte économique favorable.

Déconsommation : mode ou mode de vie ?

Les deux, pardi ! La déconsommation s’exprime aussi en tant que mode, au sens propre ! En décoration, le mouvement minimaliste s’inscrit dans cette veine. Bien sûr, c’est à prendre avec des pincettes : la décoration, la mode, ça pollue. Alors il faut adopter des méthodes alternatives et faire soi-même par exemple. Le DIY, c’est aussi éviter des achats inutiles ou superflus.

Penser sa consommation et réguler ses achats, que ce soit pour son porte-monnaie ou pour adopter un comportement responsable, c’est logique ! Et non ! Déconsommer, ce n’est pas apprendre à fabriquer un téléphone portable, avec un cintre en métal, et des canettes recyclées. Ni même le bannir de votre vie, pas d’extrémismes inutiles ou futiles. Par exemple, c’est le faire réparer s’il est bon état, comme tous les appareils électroménagers de votre maison. Ou même (et plutôt) penser achat responsable de produits sans obsolescence programmée !

Concernant l’alimentation, le credo serait « manger moins, mais manger mieux ». On note que les Français achètent de moins en moins en supermarchés et grandes surfaces. Et cette baisse continue d’accélérer : 1,4% en 2019 contre 0,7% en 2018. Bien sûr, la crise de la COVID-19 n’a pas fait flancher ces bons chiffres (encore à améliorer). Elle engage un peu plus les consommateurs dans une démarche d’efforts vers un mieux.

Pourquoi est-ce que la déconsommation est un mode de vie ? C’est en quelque sorte une « philosophie ». Choisir de réutiliser, réparer, réduire les achats, … En fait, réduire sa consommation, c’est faire barrage à des produits jetables, intraçables, non-recyclables ou à l’obsolescence programmée ! Et aussi aux marges pratiquées par les marketplaces ou les grandes surfaces sur l’alimentaire, la juxtaposition des intermédiaires de commerces. Vous savez, celles qui étranglent les producteurs. Promis, la déconsommation, c’est simple, voyez par vous-même !

Déconsommer, c’est consommer mieux !

Il est sûr que la déconsommation, ça peut faire peur. Pourtant, changer une habitude, c’est plus simple qu’il n’y paraît. En trois petites semaines, on prend une habitude. Alors commencez déjà à réfléchir à vos prochains changements !

Parfois, il suffit d’une alternative : pensez aux déchets récurrents. Par exemple, faites vos propres produits ménagers : les vinaigres, bicarbonates et huiles essentielles vous prêteront main forte. Et croyez-nous, lier économie et écologie n’a jamais été aussi facile ! Pour les personnes menstruées, envisagez des protections lavables et/ou réutilisables. En plus de respecter votre corps, elles vous font déconsommer, et respectent votre porte-monnaie par la même occasion ! Pour tous les items jetables, tentez de trouver des alternatives réutilisables. Bee-wraps, cotons à démaquiller lavables, recharges de vos produits préférés, … Il existe beaucoup de solutions de remplacement.

Consommez « raisonnablement ». Adoptez le batchcooking, faites des listes de courses détaillées, n’achetez que ce dont vous avez vraiment besoin. Faites-vous plaisir de temps en temps, mais réfléchissez ! Avant d’acheter un produit, comparez : son prix, sa provenance, les marges pratiquées… Et voyez aussi s’il est de saison !

Parce que pour l’alimentaire, vous savez déjà comment faire ! Et au cas où nous ne l’ayions assez répété sur notre blog : consommer bio ET local, en circuit court.

La déconsommation par l’assiette !

Pourquoi la déconsommation passe par là ? Parce que consommer en circuit-court, par exemple en commandant vos produits via la plateforme BioToutCourt, c’est contrôler votre consommation. Vous connaissez déjà vos besoins en quantité de fruits et légumes ? Achetez vos paniers bio par abonnement ! Pour votre santé et votre porte-monnaie, c’est la solution.

Connaître la provenance de vos produits, savoir comment ils sont faits, c’est consommer plus raisonnablement. Acheter une tomate en hiver, c’est non ! Elle n’est pas Française, le plus souvent, et merci l’empreinte carbone ! A connaître l’origine de ce que vous achetez, vous ne voudrez plus de produits dont vous ne savez pas tout. Et c’est normal.

En devenant biocavore, vous faites aussi barrage aux produits de grande consommation, et avec eux, aux marges énormes des supermarchés. Vous aidez à rémunérer au juste prix les producteurs et artisans. Vous bannissez les produits bio sur-margés, ou les produits non-bio bourrés de pesticides et produits chimiques.

Et l’avantage de vos paniers bio, c’est évidemment qu’il n’y a aucun déchet : vous pouvez réutiliser vos épluchures. Parce que l’antigaspi, c’est déconsommer ! Faire attention à l’eau, à l’électricité, plus qu’un souci d’économie, c’est aussi un souci conso constant. Exit les casiers de récupération et enseignes sur-réfrigérées, sur-alimentées. Adieu les camions, les intermédiaires qui polluent, et bonjour aux bonnes habitudes qui limitent la pollution !


Vous l’aurez probablement compris : la déconsommation, c’est simple ! Et cela passe par des choses infimes, qui, mises bout à bout, se font ressentir. Parce que pour agir, il ne faut pas grand-chose, et souvent, un petit rien mène à un grand tout ! Chez BioToutCourt, on est persuadés que chacun d’entre nous est un maillon essentiel vers un modèle viable et moins consumériste.

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