Congrès mondial de la Nature : notre avis sur l’évènement

Congrès mondial de la Nature : notre avis sur l’évènement

Résumé

Le congrès mondial de la nature prenait place à Marseille du 4 au 11 septembre 2021. Chez BioToutCourt, nous nous sommes fait un avis, et il est plutôt tranché !

Du 4 au 11 septembre se tenait à Marseille le Congrès mondial de la nature. Et comment dire… Nous tenions à donner notre avis sur ce bal des hypocrites.Bien loin de BioToutCourt de vouloir donner des leçons à qui que ce soit. Parce que nous ne sommes pas parfaits, et que nous n’avons pas réponse à tout. Mais le « Congrès mondial de la Nature » n’est pas à la hauteur de son appellation pompeuse. Quelques rappels techniques s’imposent afin de comprendre notre posture.

Le congrès mondial de la Nature, qu’est-ce que c’est ?

Durant le congrès mondial de la Nature, plusieurs acteurs se réunissent pour accorder leurs violons afin de tenter de peser sur les politiques. En d’autres termes, il y a des débats, des discussions afin de s’accorder sur des lignes directrices à adopter.

Il est organisé tous les 4 ans par l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature).  L’UICN regroupe des associations, des ONG, des agences gouvernementales, et même certains États, ainsi que des experts (scientifiques ou non).

En France, on note parmi ses rangs les ONG WWF, FNE (France Nature Environnement), l’agence publique OFB (Office national Français de la Biodiversité) et évidemment des représentants des Ministères de l’Ecologie et des Affaires étrangères. Pour information, le World Wild Fund for nature (WWF) avait été fondée en 1961 pour soutenir les initiatives de l’UICN d’un point de vue financier.

Sur le site, on donne (soi-disant) le ton : plus de 10 000 participants annoncés, des décisions « qui influenceront les politiques mondiales de conservation pour la prochaine décennie ». Nous nous passerons bien de commenter les sponsors de l’évènement, certains étant presque – totalement – de mauvais goût.

Le congrès a eu lieu cette année sous un format hybride (COVID oblige) avec des participants à distance et sur place. Le grand moment « charnière » qui se déroule quelques mois avant la COP 26 (pour le climat) et la COP 15 (pour la biodiversité) est pourtant très rouillé.

Plusieurs centaines de débats, de tables rondes, d’ateliers et autres conférences de tous types se succèdent, et de nombreux sujets sont abordés : de la biodiversité en ville, à la lutte contre la déforestation, tout y passe. C’est lors de l’Assemblée des membres de l’UICN, qui a eu lieu entre le 8 et le 10 septembre, que des conclusions sont tirées. Mais attention ! La trentaine de « motions » adoptées ne sont qu’une feuille de route, un schéma du chemin à suivre. Et c’est là que le bât blesse.

Une entrée en matière loin de la réalité

L’entrée en matière au lancement de l’évènement est risible. On nous affirme apporter trois messages. Une relance « verte » qui s’appuie sur la nature, un cadre mondial ambitieux favorable à la biodiversité, ainsi que la reconnaissance de l’urgence climatique et la contribution naturelle dans la lutte contre ce changement. Pourtant, nous sommes de ceux qui ont remarqué la contradiction entre les propos tenus et les actes ! Créer des parcs nationaux, mettre en place des aires protégées pour le maintien de la biodiversité, c’est bien ! Mais s’assurer que ces zones ont les ressources nécessaires afin de faire perdurer ce système dans le temps, c’est mieux.

Alors, loin de nous l’idée de blâmer ceux qui réfléchissent à des solutions pour préserver la planète. Mais nous le savons tous, un acte vaut mille mots.

Des motions qui ne passent pas

Et, même si encore une fois, ces motions (si on peut les appeler ainsi) ne sont que des indications de ligne à suivre, certains points bloquent. Et nous font bondir. Notamment certains sujets comme le forçage génétique. Manipuler la nature et le vivant à toutes fins de la « préserver » ? La technique est-elle bonne ? Faire s’éteindre des espèces pour en préserver d’autres en dépit des enjeux sanitaires, économiques, sociaux et pire, environnementaux ? Très peu pour nous !

De même, les discussions conduites durant le congrès ont mis en exergue un souci : l’incapacité des gouvernements à conserver la nature, et à réguler la crise écologique. Tandis que des peuples autochtones, eux, préservent leurs lieux de vies depuis des millénaires. Vous voyez là où nous voulons en venir ? Vols de terre, pollution de celles-ci, déforestation. Mais presque tout passe aux yeux des moins aguerris, à grand renfort de greenwashing ! Une terre que l’on doit profondément respecter, car elle nous nourrit, mais aspergée de pesticides pour mieux alimenter la masse ? Nous ne voulons pas de cela.

Alors certains affirmeront que le but du congrès mondial de la nature n’est pas d’imposer des mesures, mais d’amorcer une réflexion, d’établir une ligne de conduite. L’urgence de la situation climatique nécessite peut-être des mesures radicales, pour agir rapidement en revoyant profondément notre modèle économique. Celui-là même qui, aujourd’hui, reste inadapté aux solutions proposées.

Chez BioToutCourt, nous ne prétendons pas avoir la solution, loin de là. Mais le saupoudrage, c’est non. Et la réalité de ce congrès nous a fait bondir. Nous souhaitons plus que tout œuvrer pour la biodiversité et pour améliorer la situation climatique. Ces deux problèmes sont conjoints. Et ils passent aussi par des actions concrètes, comme l’alimentation ! Parce que consommer, c’est aussi contribuer.

Et vous, qu’avez-vous pensé du congrès ?

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