Casiers fermiers : le « pour » et le « contre » de ces boîtes
casiers

Casiers fermiers : le « pour » et le « contre » de ces boîtes

Résumé

Les casiers fleurissent les campagnes, mais est-ce une bonne solution ?

On les connaissait à l’école ou pour la pêche, ils débarquent maintenant dans les villes et dans les fermes. Et oui, nous parlons bien des casiers (réfrigérés ou non) ! Possibles pour les citadins qui ne se déplacent pas à la ferme, ou pour les producteurs pressés ? Certains semblent se retrouver dans cette solution, d’autres ont des doutes et hésitent à acheter ou vendre par le biais des casiers. Alors qu’en penser ?
Chez BioToutCourt, on vous donne notre avis !

Historique des casiers

Bien loin de ceux que nous avons connu à l’école, les casiers de récupération de denrées ont fait leur apparition en 2009, importé d’outre-Rhin. La solution commence à prendre de l’ampleur en 2015 et 2016 avec les « boîtes à Meuh » en région parisienne. Pourtant, c’est en 2020 et 2021 que nous en entendons le plus parler. Entre crise sanitaire et prise de conscience, il n’y a qu’un pas pour certains. Alors, entre la réduction de la consommation de masse effrénée et le désir de mieux manger, le circuit court est de mise. Si vous n’êtes pas encore convaincus, retrouvez nos 5 raisons d’acheter en circuits courts !

Mais revenons à nos casiers… Certains voient dans ces outils technologiques un nouveau moyen d’apporter leur pierre au vaste édifice de l’alimentation sans intermédiaire. Explications.

Les casiers, un nouveau circuit-court ?

Pour les gens pressés, consommer local peut s’avérer compliqué. Prioriser les circuits ultra-courts, c’est la clé !
Trouver un producteur, se rendre sur son exploitation, et réserver ses produits, autant de solutions qui peuvent sembler chronophages (à tort).
Intervient alors les fameux casiers. La promesse ? Un libre-service ou une façon de récupérer des produits locaux qui viennent d’à côté de chez nous.

  • Pour les producteurs, cette solution peut être facile ! Nul besoin de se plier à des horaires définis. Ces casiers peuvent être près ou sur leur exploitation, en ville ou sur les routes. Leur seule obligation : les approvisionner. C’est une initiative qui peut faire augmenter leurs ventes en direct. Sans intermédiaire, ils vendent et se rémunèrent au prix juste. Le numérique au service de l’humain et du business, c’est vrai que c’est pratique. Producteurs et artisans peuvent s’associer pour préparer des casiers communs et enrichir leur offre. Sans compter que même les légumes qui ne répondraient pas aux normes de calibrage peuvent se vendre.
  • Pour les consommateurs, même combat contre le temps ! Faire les courses à la sortie du bureau et manger local ? C’est possible avec des casiers 24/24 ou jusqu’à des horaires tardifs ! Acheter près de chez soi, à prix justes et bio devient un jeu d’enfant, plus d’excuses ! Circuit ultra-court pour produits ultra-frais. Mais pas besoin des casiers pour ça, surtout lorsqu’on connaît l’envers du décor ! Suivez-nous…

Le casier, une barrière ?

Plusieurs reproches peuvent être fait aux casiers, et c’est celui du coût qui nous assomme le plus.
Pari risqué pour les producteurs, ils ne permettent pas la gestion des commandes et d’anticiper les ventes.
Si tous les casiers ne sont pas vidés, il y a de la perte.
Au contraire, s’ils le sont et qu’ils ne sont pas réapprovisionnés à temps, les clients ne reviennent pas.
Le réapprovisionnement est un des défis pour les producteurs et artisans. Et même si la solution fonctionne et que les casiers sont vidés, les remplir plusieurs fois par jour est prenant. Parfois, plus que d’être sur un marché ou dans sa boutique à la ferme.
Mais ce n’est pas le seul inconvénient !
On ne compte plus les actes de vandalisme visant les fameuses boîtes. Même si les fabricants n’équipent plus de monnayeurs leur mûr de casiers, le producteur subit les dégradations et paye la facture sans compter la perte d’exploitation.
Entre l’entretien technique et le nettoyage qui peut s’avérer compliqué à gérer, cette solution devient vite contraignante. Parce que oui, côté hygiène, ce n’est pas une garantie. Même si les casiers sont entretenus par les producteurs, on ne maîtrise pas tout. Entre humains et animaux, les « accidents » sont vite arrivés : personne ne surveille 24/24 si les casiers ne sont pas salis.

Quid du contact humain ?

Et bien n’y pensez pas ! Alors certes, à l’heure de la crise sanitaire, le contact humain n’est pas la première chose à laquelle on pense. Pourtant, c’est vrai, rien de tel qu’un sourire et quelques mots échangés pour réchauffer les cœurs.
Et heureusement, ces casiers ne remplacent pas encore les humains et ne vous souriront pas, ils discuteront encore moins avec vous.
A l’heure du numérique au service de l’humain, ces boîtes à malice le font disparaître. Chez BioToutCourt, nous sommes de fervents défenseurs du contact humain qui même s’il y a du digital, le contact humain est bien évidemment précieux et indispensable.  

Et l’empreinte écologique, bordel !

Un mur de casiers réfrigérés tout l’année et soumis aux éléments est-il viable ?
Installation électrique, consommation, éclairage afin de lutter contre les incivilités… Autant de choses que l’on reproche déjà aux vitrines des enseignes.
La dimension écologique des circuits courts avec des casiers n’est pas cohérente avec les valeurs que défend cette filière.  


Ces casiers peuvent avoir des avantages, mais beaucoup d’inconvénients.
Déshumanisation, tâches longues et fastidieuses, main d’œuvre et investissement risqué : nous, on ne les conseille pas !
Chez BioToutCourt, nous faisons le choix de privilégier le contact humain ! Et avec notre touche de numérique, on vous facilite la vie.
La solution des points relais permet l’échange !
Parce que nous sommes persuadés qu’entre biocavores et producteurs/artisans, il n’y a vraiment qu’un pas !

Partager :FacebookTwitter

Instagram

Error validating access token: The session has been invalidated because the user changed their password or Facebook has changed the session for security reasons.