AMAP, pour ou contre ?
distribution amap

AMAP, pour ou contre ?

Résumé

La vie en amap est le must de la vente directe si l’on veut que se développe une agriculture respectueuse de l’environnement et des producteurs.

Amap est un terme qui ne peut être ignoré et nous sommes certains que nos lecteurs habitués de notre blog en connaissent l’existence.  

Pour les autres, une amap c’est : une Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne.
En fait, c’est un groupement d’achat de consommateurs en direct des producteurs, sans intermédiaire.

D’abord, il faut vous dire en préambule que chez BioToutCourt, nous avons une affection toute particulière pour les amaps. Avant tout, nous sommes des amapiens (c’est le terme consacré) de longue date. Malgré tout, c’est un peu comme en famille, on adore les siens même s’ils ont des défauts.

Amap, pour !

D’abord, nous vient l’idée de solidarité vis-à-vis d’un ou plusieurs producteurs. Ils font davantage d’effort pour mieux produire, c’est-à-dire sans pesticides ajoutés.

Et comme la vente est directe, elle est associée à une vente collective. Cela implique un seul déplacement, la marge du producteur est plus importante.
Il ne laisse pas à des intermédiaires le soin de prendre une marge conséquence pour un service relativement faible.
Comme le producteur qui cultive sans pesticide a besoin de 3 fois plus de main d’œuvre, il est normal que le prix des ne soit pas moins cher qu’en conventionnel.
Être en amap, c’est militer pour une agriculture plus vertueuse et des paniers vraiment locaux.  
La solidarité a plusieurs étages. A la fin de la distribution en amap, les paniers qui n’ont pas été réclamés sont souvent à une association pour la confection de repas solidaires.

L’abonnement est la clé de voûte des amaps. C’est d’ailleurs le caractère principal différenciant de la plupart des modes de distribution de produits frais et locaux.
En s’engageant sur une période, l’amapien (c’est le nom consacré) permet au producteur de connaître en amont son chiffre d’affaires. Ainsi, il peut anticiper les achats de matériel ou l’embauche d’un salarié. L’abonnement permet une visibilité. Quand on est à la tête de son exploitation, car on est paysan, mais aussi chef d’entreprise !
Vraiment, l’engagement sur la durée crée un lien profond avec les producteurs. On sait pourquoi on s’engage, c’est une vraie motivation.

La qualité des produits locaux est au rendez-vous. Et même si parfois, on peut être déçu par un navet un peu fade, on comprend que c’est la nature qui est le patron. On fait corps avec les saisons au grès du vent, de la pluie, de la grêle ou autres attaques de prédateurs en tout genre. On s’habitue à voir des légumes tels qu’ils poussent. Et oui, les carottes adorent s’enlacer. Il y a des petites et des grosses tomates, même sur un même plant. En amap, on découvre aussi et on agrandit le champ des possibles dans la préparation de ses repas. Avant l’amap, le pourpier, la courge spaghetti et bien autres étaient réservés aux savants agricoles. Avec l’amap, on apprend aussi beaucoup sur les modes de productions locales. Un vrai must !

Sans oublier qu’en amap l’anti gaspillage et le zéro déchet sont aussi de la partie. Et oui, pas d’emballage superflu en amap, on vient avec ses contenants, on consigne et on n’oublie pas son panier, voire son chariot !

Et le meilleur pour la fin, le lien social scelle les membres de ces associations. Un vrai plaisir de rencontrer régulièrement son groupe. Participer aux animations proposées et visiter, donner un coup de main aux champs quand les producteurs le demandent, c’est top. Chacun y trouve ce qu’il veut sans obligation.

Amap, les moins !

Dans les textes, les amaps sont là pour les producteurs qui cultivent la terre et par pour ceux qui transforment… Malgré tout, la plupart des amaps ont pris la liberté de proposer d’autres produits. De surcroit, il y a aussi le pain, le miel, des viandes, fromages et même de la bière et du savon !

Au-delà, l’abonnement a ses revers et si la plupart des consommateurs sont pour le principe des amaps, beaucoup reculent ou sortent au fil des années. Pourquoi ? Parce que l’engagement indéfaillible a ses limites, surtout lorsque les fins de mois sont difficiles pour certaines familles. L’amap alourdie la charge mentale des adhérents… « ne pas oublier mon panier ! ».

Et les nombreux chèques et contrats papiers a remplir une ou deux fois par an, et plus souvent pour les contrats ponctuels sur une seule date. Quelle paperasse pour les adhérents et pour les référents de l’amap. Un peu de modernité s’il vous plaît.

Aussi, on note que dans certaines amaps, une volonté militante est de plus en plus forte. On n’est pas en amap pour faire de la politique, non surtout pas cela. L’amap est une terre qui réunit tous ceux qui souhaitent consommer autrement et faire perdurer un modèle de production agricole vertueux. Ce n’est pas la déconsommation a tout pris non plus. Cela peut faire peur aux nouveaux entrants.

En conclusion

La vie en amap est un long fleuve tranquille qui n’est pas prêt de se tarir dès lors qu’on y ajoute les us et coutumes de notre époque.
C’est pourquoi, nous avons créé BioToutCourt, un outil simple pour producteurs, amaps et adhérents. 
Et nous préférons que les animations (hors période covid) se passent autour d’un bon verre et sans chèques à la main. Nous adorons l’idée que nos producteurs qui livrent plusieurs points de distribution amap ou point relais, puissent gérer la préparation de leurs commandes et leurs règlements depuis un même outil. Et surtout, du plaisir en plus pour faire des choses en famille pour tous.

En bref, les amaps, on aime !

Lire, si l’aventure vous tente, notre article : Créer une amap, comment s’y prendre ?

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