Additifs alimentaires : Pourquoi on dit NON !

Additifs alimentaires : Pourquoi on dit NON !

Résumé

Les additifs alimentaires sont présents dans la plupart (voire dans tous) les produits de l’agro-alimentaire, notamment en conventionnel. Et parce qu’il faut dire stop à ces additifs inutiles, découvrez comment les reconnaître et y échapper !

Ah, ces fameux additifs alimentaires. Nous les connaissons, nous savons qu’ils existent, et qu’ils font polémique. Et ce n’est pas pour rien ! Les additifs sont partout dans les produits transformés et ultra-transformés des supermarchés. Ils se lisent sur les emballages sous la forme de code ou de locutions parfois vagues. Mais que cachent-ils ? Et surtout, comment les éviter ?

Les additifs alimentaires, qu’est-ce que c’est ?

Épaississant, colorant, sucrant, levant, stabilisant, exhausteur de goût… Et oui, ces saletés servent à tout ! Et même si certains sont meilleurs que d’autres, dans 90 % des cas, les additifs alimentaires sont INUTILES.

Il en existe plus de 320 autorisés en Europe et en France. On les classe en 5 catégories (pour simplifier) :

  • les colorants (de E100 à E 180)
  • les conservateurs (de E200 à E290)
  • les antioxydants (de E300 à E322)
  • les agents de texture (de E400 à E495)
  • les exhausteurs de goût et édulcorants (E430, E421 et de E950 à E967)

Les additifs ont donc plusieurs fonctions : certains vont assurer la conservation des produits (les conservateurs) lorsque d’autres amélioreront la texture, renforceront la couleur ou le goût, stabiliseront la formule…

Parlons aussi des locutions qui cachent des additifs alimentaires. La « poudre à lever » n’est autre qu’un additif chimique… La levure chimique ! Et vous ne la trouverez pas souvent sous forme de code. Malins les emballages.

Y a t-il des conditions ?

Selon l’ANSES, un additif peut être présent dans un produit dédié aux humains uniquement s’il ne fait pas courir de risque aux doses utilisées. De plus, il ne suffit pas de faire preuve de leur innocuité, il faut aussi démontrer la « preuve de leur intérêt ». On parle alors d’effet technologique.

C’est là que tout se gâte. Imaginez que vous consommiez des pesticides en dose thérapeutiques, mais tous les jours… Bingo ! A la clé, toute sorte de désagréments. Et c’est exactement pareil pour les additifs.

Pour trouver à quoi ils correspondent, il vous suffit de trouver le code qui les représente : la lettre E suivie de 3 chiffres. Par exemple, le E100, colorant jaune qui provient du Curcuma. Le E233, conservateur autrement connu sous le nom barbare de Thiabendazole… Et l’industrie agro-alimentaire conventionnelle en autorise plus de 250, vous comprendrez aisément que nous n’en ferons pas la liste ici.

Une différence entre les additifs alimentaires ?

Interdiction d’un des (trop nombreux) additifs alimentaires

Vous avez déjà probablement eu écho des controverses de certains additifs qui ont été interdits. En 2019 en France, c’est le E171 qui a été interdit… Nous avons nommé le dioxyde de titane. Rien que le nom nous fait frémir. Cet additif colorant blanc est utilisé pour faire briller ou colorer les aliments comme les bonbons ou les chewing-gums. Il se retrouve parfois même dans les dentifrices ou certains médicaments ! Il serait à l’origine de lésions cancéreuses.

Le problème, c’est que cet additif alimentaire n’est pas interdit en Europe. Et qui importe des denrées d’Europe ? La France. Il est donc primordial de savoir d’où vient ce que vous mangez, produits frais comme transformés !

Edulcorant

Pour continuer sur cette lancée, nous pouvons vous citer le E950, qui correspond à l’acésulfame K. Cet édulcorant 200 fois plus sucré que le sucre classique pourrait augmenter le risque de cancer. Il est utilisé dans des produits allégés comme des confiseries ou boisson. Et puisque les scientifiques ne sont pas sûrs qu’il soit inoffensif, ils conseillent de ne pas trop en consommer, surtout chez les femmes enceintes.

Colorant

Un autre qui fait polémique et que nous connaissons tous, plus simple à prononcer, le rouge cochenille, E124 de son petit code. Ce colorant a été testé sur des rats qui, dès la dose de 10 mg par kilo, ont présenté des dommages dans leur ADN. Alors même à faible dose, mieux vaut être prudent.

Multifonction

En E249 à E251 (non, ce n’est pas une bataille navale géante), nous avons les nitrites. Ils servent de sel, d’antioxydants, d’arôme, de colorant et aussi de conservateur. Rien qu’avec ceci, nous pouvons douter de leur innocuité. En fait, depuis 2006, l’OMS a classé les nitrites dans les agents potentiellement cancérogènes. Mais ça ne fait pas reculer l’Europe ou la France. Ni même les marques de la grande distribution, qui affiche la « teneur réduite en nitrite » sur leurs emballages ou sites internet.

Exhausteur

On trouve de E620 à E625 le glutamate monosodique… Qui pourrait poser problème chez l’enfant ! Servant à rehausser le goût des aliments, il est présent dans quasi tous les produits transformés industriels. Alors que certains scientifiques n’y voient aucun risque, d’autres se posent la question quant à leur effet sur le développement et la santé des cellules nerveuses et du cerveau. Cette substance serait un dérégulateur hormonal et pourrait être à l’origine de maladies neurodégénératives.

Et parmi les additifs alimentaires dont les scientifiques « doutent », certains nécessitent des mentions sur le produit comme « peut ne pas convenir aux femmes enceintes ou aux enfants ». Il y a vraiment de quoi ne pas être rassurés.

Les additifs alimentaires « moins problématiques »

Mais même si la plupart sont mauvais, voire dangereux, il en existe des moins problématiques (c’est un peu un euphémisme). Le E330, l’acide citrique, est normalement extrait des citrons. Il est utilisé dans l’industrie agro-alimentaire conventionnelle comme un acidifiant ou un exhausteur de goût. Le hic : il n’est pas toujours extrait de fruits, mais fabriqué en laboratoire par un champignon mis en solution sucrée, l’Aspergillus niger. Autre souci : ce champignon peut produire des mycotoxines. Cet additif, bien qu’il semble inoffensif, peut être à l’origine de problèmes dentaires chez les consommateurs réguliers de sodas.

Relativisons, le E100 qui n’est autre que la curcumine, est extraite du Curcuma. Et cet additif est visiblement sans danger ou effets secondaires. Ainsi, il faut faire la part des choses. Mais comment faire parmi ces noms barbares ?

Éviter les additifs alimentaires, comment faire ?

Il existe aujourd’hui des sites et applications qui recensent ces additifs et les note, notamment l’application MyLabel, qui permet d’éviter les additifs inutiles et nocifs.

Évitez les produits industriels ! Prenons un morceau de poulet. Les industriels le font gonfler à l’aide d’additifs alimentaires, il pèsera au moins 7 % de plus que sa masse initiale pour une même valeur nutritionnelle. Autrement dit, vous achetez pour 7 % (grand minimum) d’additifs et d’eau. De même pour les plats préparés, les sauces, les conserves…

Et sans être un expert, il suffit de bien lire la composition du produit. En France, la liste des ingrédients se fait par ordre décroissant de quantité. Ainsi, en première position, vous trouvez l’ingrédient principal, puis le second, le troisième et ainsi de suite. Si la liste d’ingrédients est à rallonge, votre produit est ultra transformé, donc bourré d’additifs, fuyez dans le sens opposé.

Aussi, si la liste est relativement longue, mais que les additifs alimentaires sont en tête, bannissez également le produit. Enfin, si vous les voyez se multiplier à la fin de la liste d’ingrédients, oubliez-le tout autant. Vérifiez s’il n’existe pas d’alternatives grâce à votre appli. Et nous ne sommes pas donneurs de leçons : si ce produit vous fait tant envie, consommez-le à de très (très) rares occasions.

Autre conseil : si c’est un nom barbare imprononçable, ou si vous ne savez pas ce que c’est, oubliez de suite.

Quoi qu’il en soit, soyons clairs : un produit ultra transformé ne peut que contenir une forte quantité d’additifs, qui plus est, les moins bons d’entre eux.

Ce n’est pas une surprise : consommer en circuit très court, c’est primordial !

Vous savez d’où viennent vos produits, et à qui vous les achetez. Choisir vos aliments en bio en circuit très court, c’est la garantie que votre produit est sain. Et si vous n’achetez que du frais, faites tout maison ! C’est faisable, et en bien meilleur. Vous retrouverez le vrai goût des produits, sans effets indésirables sur votre santé.

Vous avez du mal à cuisiner vous-même ? Optez pour le Batchcooking pour mieux vous organiser. De plus, vous limiterez le gaspillage puisque tout sera prévu et réparé en fonction de vos besoins. Et vous pouvez même réutiliser vos épluchures et limiter les déchets, contrairement à l’industrie agro-alimentaire en conventionnel.

Consommer frais et de saison, c’est meilleur pour votre santé, ce n’est pas un scoop. Et pour les plus gourmands (ou adeptes) de légumes du soleil, vous pouvez même manger vos propres tomates en hiver, à condition d’en avoir fait des conserves !

Et pour ceux qui ne savent pas comment s’y prendre pour certaines denrées, renseignez-vous et discutez avec les producteurs et artisans autour de chez vous. D’excellents artisans transforment les produits sur commande, et ont d’excellentes recettes qu’ils vendent. Et tout cela, vous l’aurez deviné, sans additifs !

Vous l’aurez compris, il faut absolument bannir les additifs de notre alimentation ! Stop aux produits ultra-transformés, aux produits fabriqués chimiquement, très mauvais pour la santé, aux superflus… Les additifs sont comparables aux pesticides, et nous avons choisi de ne pas faire de compromis. Pour vous aider à mieux consommer, rendez-vous sur la plateforme BioToutCourt. Pour voir la vie en bio et en circuit très court, rendez-vous sur notre carte !

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