Bonnes pratiques numériques : 5 habitudes à adopter !
Bonnes pratiques numériques : réduire sa consommation d'énergie en fait partie !
Prise débranchée

Bonnes pratiques numériques : 5 habitudes à adopter !

Résumé

Nos pratiques numériques ont un impact écologique alarmant. Nous vous proposons 5 bonnes habitudes à prendre pour réduire votre empreinte !


Nous entendons souvent parler d’empreinte carbone. Et effectivement, aujourd’hui, tout le monde (ou presque) sait ce que cela signifie. Un légume ou un fruit qui a trop voyagé ? Forte empreinte. Faire des kilomètres en voiture alors que l’on peut utiliser le vélo, les transports en commun ou marcher ? Forte empreinte. Manger bio et local grâce à BioToutCourt ? Empreinte carbone plus neutre ! (D’accord, celle-ci, elle était facile). Mais les bonnes pratiques numériques, quésako ?

Tout ne se résume pas aux déplacements. On l’ignore trop souvent, mais la pollution numérique est un problème qui va croissant. En 2018, 3,7 % de l’émission des gaz à effet de serre en France sont dus au numérique. En 2019, ce sont 5 %, et près de 6 % en 2020. On estime même qu’en 2025, cette part avoisinera les 8 % ! Sur-connexion, stockage de données, trop de mails… Mais pas de panique ! Pas besoin de fermer cet article et de vous déconnecter. Au contraire, restez encore un peu… Nous vous donnons 5 astuces pour adopter de bonnes pratiques numériques et éviter les désagréments, c’est parti !

1 – Choisir, garder, recycler, reconditionner : les bonnes pratiques

Et oui ! La pollution numérique en France est due à hauteur de 45 % à la fabrication de nos bijoux technologiques. Selon les chiffres de Green IT, l’empreinte des pratiques numériques Françaises représente :

  • 6,2 % de la consommation d’énergies primaires
  • 5,2 % des émissions de gaz à effet de serre
  • 10,2 % de la consommation d’eau
  • Ce sont aussi 4 milliards de tonnes d’excavation de terre

En plus d’être dantesques, ces chiffres ne représentent malheureusement qu’une partie de la pollution due au digital : 45 % seulement. Nos pratiques numériques font le reste.

On le sait déjà, mais en plus d’avoir un impact écologique, la fabrication de nos appareils a également un impact social et économique : assemblage dans des pays où la main d’œuvre est moins coûteuse, conditions de travail médiocres pour les ouvriers, délocalisation des Services Après-Vente…

Autant dire qu’après avoir choisi son appareil (bien souvent pas aussi éthique qu’on le souhaiterait), il est judicieux de le conserver aussi longtemps que possible. Pour faire un choix plus éthique, on peut se tourner vers des entreprises comme FairPhone. Ils pensent leurs produits en prenant en compte les contraintes environnementales et le commerce équitable. Et au bout de deux à trois ans,  pour les téléphones qui commencent déjà à faiblir, que faire ? Recycler pardi ! Et si l’économie circulaire devenait solidaire ? Il existe aujourd’hui des ateliers qui réparent vos appareils et aident à la réinsertion ! Les ressourceries et recycleries sont nombreuses à créer des postes pour des personnes en réinsertion, et ça fonctionne ! Emmaüs a déjà emboité le pas par exemple.

Et notez bien : 90 % de la consommation d’énergie d’un smartphone proviennent de sa fabrication. Seulement 10 % résultent de son utilisation. Alors si vos téléphones ne peuvent pas être réparés, recyclez-les, mais n’en rachetez pas un neuf ! Optez pour le reconditionné ou la seconde main avec Emmaüs par exemple.

2 – Réduire la consommation électrique, de bonnes pratiques écono-logiques !

Cela semble simple, pourtant, nous n’avons pas tous les bons gestes. Par exemple, saviez-vous que laisser vos appareils en veille n’est pas une bonne habitude ? Bien que cela consomme (un peu) moins qu’en marche, le mode veille de vos appareils demande de l’énergie, et use votre matériel. Finalement, la veille est donc à limiter, y compris la nuit. Ce sont un peu les grandes enseignes qui restent allumées, l’éclairage public à outrance ou les casiers agricoles de chez vous. Il vaut donc mieux débrancher vos appareils le soir pour limiter votre empreinte carbone. Même vos factures vous diront merci !

Et cela ne se limite pas aux gros appareils : éteindre votre portable la nuit limite les ondes, et vous évite de le laisser charger toute la nuit. En plus de réduire votre consommation et votre pollution, c’est bon pour votre santé, et celle de votre téléphone ! Lorsqu’il charge toute la nuit, cela use la batterie. Le laisser se décharger complètement avant la charge, c’est aussi le préserver et retarder son obsolescence.

3 – Consommation Web : rationaliser pour de bonnes pratiques numériques

Imaginez : vous laissez la lumière allumée dans chacune des pièces de votre maison sans jamais y retourner. Et bien dites-vous que laisser vos onglets de navigation inactifs ouverts revient exactement au même ! Nos pratiques numériques se calquent sur nos habitudes. Mais notre consommation sur le web peut être limitée grâce à de toutes petites habitudes, et ce, très facilement.

Pour vos recherches, optez de préférence pour un moteur de recherche éco-responsable. Par exemple, pour chaque recherche effectuée sur le moteur Ecosia, vous contribuez à la plantation d’arbres. De même pour Lilo ou Ecogine… Alors certes, la compensation paraît parfois douteuse, mais elle est bien réelle, et surtout, elle limite notre impact à tous !

Quel que soit votre moteur de recherche, une bonne pratique à adopter et peu connue : utilisez les favoris ! Pas seulement parce que c’est plus simple. En moyenne, une recherche sur Google depuis le moteur de recherche produit 10 g de CO2, ce sont donc en moyenne 10 kg de CO2 rejetés par an pour un seul utilisateur de Google. Si vous n’êtes pas adepte des favoris, vous pouvez taper directement l’URL du site recherché. Cela divise par 4 les émissions de gaz à effet de serre ! Vous pouvez également cibler vos recherches avant de vous lancer : une requête en moins, ce sont 10 g de CO2 évités.

Stocker, c’est polluer !

Pour pallier à ce souci, pensez déjà à supprimer vos cookies, vos historiques de navigation. Ce stockage de données souvent lourdes et inutiles pollue plus qu’on ne le pense. Le cloud est donc loin d’être aussi mignon qu’au naturel ! Alors pour éviter la surchauffe des serveurs et la pollution associée :

  • Ne gardez que le nécessaire, et au maximum en local. Préférez la copie sur un disque dur qu’une sauvegarde dans le cloud. Vous vous protégez des utilisations indésirables et allégez les data-centers. Le stockage en ligne génère des transmissions d’informations sans cesse. Cela consomme 2 fois plus d’énergie que si vous la stockez pendant un an.
  • Supprimez vos anciens mails ! Si vous ne souhaitez pas les conserver, les supprimer reste la meilleure option pour limiter la surcharge des serveurs.
  • Privilégiez l’archivage des mails que vous souhaitez garder : moins de place sur les serveurs, moins de pollution.
  • À propos des mails : limitez-les et optez pour les messageries instantanées pour une question rapide ! La politique du mail de trop, c’est primordial. Pour comparaison, envoyer 20 mails par jour pendant un an revient à parcourir 1000 km en voiture. Alors essayons d’être concis. Limitons le nombre de destinataires, et réduisons le poids des pièces jointes si elles sont nécessaires ! Dans un mail interne, retirez les images et liens de votre signature, cela réduit le poids de votre mail. Et si notre collègue est dans le bureau d’à côté, on profite pour s’étirer et respirer. Envoyer un email, c’est autant d’énergie qu’une ampoule qui reste allumée une heure !
  • Concernant les pièces jointes, il faut privilégier le dépôt sur des plateformes partagées à l’envoi par mail. Moins lourdes et moins polluantes. Bien évidemment, une fois le document récupéré par le destinataire, le supprimer. Moins, c’est mieux !

Attention à ne pas compenser les bonnes pratiques numériques par d’anciennes mauvaises habitudes !

C’est une des petites lignes que l’on peut souvent lire en bas de page : limiter l’impression des e-mails. Et non, nous ne venons pas vous dire qu’il faut imprimer tous vos mails. Mais si l’un d’entre eux venait à être plus long, imprimez-le tout de même ! Cela pollue moins que de laisser son écran allumé à le lire pendant 5 minutes. Attention à ne pas en abuser, pas de gâchis de papier ! Il ne faudrait pas remplacer nos bonnes pratiques numériques par du gaspillage…

4 – La sécurité, les pratiques numériques pour se protéger

Beaucoup de pays, y compris la France, ont déjà fait les frais de la cybercriminalité dans le milieu agricole : l’agriculture est devenue une cible comme une autre pour les cyber-menaces. Demande de rançon pour libérer les animaux ou ne pas épandre de substances, fausses informations divulguées… Autant de risques qui peuvent faire peur, mais qui peuvent être évités en adoptant de bonnes pratiques numériques. Alors il est très important de bien protéger ses données personnelles.

Évidemment, « 123456 », « prénomdatedenaissance » ou « Monanimaldecompagnie » ne sont pas de bons mots de passe. Alors optons pour des mots de passe élaborés, aléatoires. Mélangez les lettres, les chiffres, les majuscules, les minuscules, les caractères spéciaux, et évitez les informations trop évidentes. Vous pouvez, par exemple, remplacer des lettres par des chiffres, changer la casse en plein milieu de mot… Et si vous avez peur que ce soit trop évident, optez pour un mot de passe long. Une phrase agrémentée des conseils ci-dessus, et le tour est joué. Vous pourrez le retenir et vous sentir plus en sécurité.

Attention également aux malveillances par mail !

Si vous n’êtes pas sûr qu’un site ou un message soit fiable, rendez-vous sur le site de la CNIL. Cela peut sembler bateau, mais ne communiquez JAMAIS aucune information personnelle qui peut être utilisée à des fins frauduleuses. Que ce soit par mail, téléphone, message sms : OU-BLI-EZ ! Votre banque doit mettre à jour vos informations et vous demande votre numéro de compte ? Ne le donnez surtout pas, et signalez le message à votre banque ET en indésirable via votre boîte mail. Quelle que soit la structure, ils ont déjà vos informations personnelles et ne les demanderaient pas par ce biais.

Quelques indices peuvent vous aiguiller sur les mails de phishing ou frauduleux. Fautes d’orthographe, formules de politesse étranges (Bonjour monsieur/madame « prénom »), police d’écriture, absence de mentions légales… Si vous avez un doute, avant de signaler, appelez l’organisme en question, ils sauront vous répondre.

Un autre combat en termes de pratiques numériques, les données personnelles !

Effectivement, vos infos personnelles sont à protéger sans aucun doute. Et naviguer sur le web ne semble plus être une mince affaire. Il existe des alternatives qui vous aident. Pour vos mails par exemple, privilégiez des outils tels que Mailo plutôt que Gmail. C’est une plateforme franco-française, éthique et RGPD compatible. Cela signifie que vos données personnelles sont protégées, et pas partagées à d’autres partenaires.

Mais vos données personnelles ne sont pas uniquement des informations dites sensibles. L’exemple parfait : les cookies. En plus d’avoir un nom trompeur, ils sont bien loin de leurs homonymes sucrés et croquants. Sur la plupart des sites, nous acceptons l’utilisation de « cookies » sans savoir à quoi ils correspondent.

En réalité, ce sont toutes les informations qui font de vous une cible des publicitaires. Âge, genre, localisation, préférences, chemin emprunté pour arriver sur le site. En soi, rien de bien inquiétant, il est vrai. Cependant, si vous voulez éviter de laisser trop de traces de votre passage sur Internet, il faut refuser ces cookies et/ou les supprimer ! Des navigateurs web comme Opera ou Brave efface automatiquement les cookies lorsque l’on quitte le navigateur. Vous pouvez aussi opter pour des extensions comme Ninja Cookies. Elles refusent automatiquement les cookies lorsque vous arrivez sur un site.

5 – Pages consultées : les bonnes pratiques numériques sur Internet

Le conseil peut sembler simple, mais pensez-y : lorsque vous naviguez sur Internet, vérifiez le cadenas dans la barre d’URL de votre site. Il prouve que le site est sécurisé. Aujourd’hui, tous les sites doivent en avoir un, y compris les non-marchands. Il se caractérise également dans l’URL lui-même, sous la forme « HTTPS » et non pas « HTTP ». Si vous avez un doute sur le site, vous pouvez vérifier la réputation et la fiabilité du site sur Scamdoc ou via Le Monde.

On se répète, mais c’est PRI-MOR-DIAL. Ne pas naviguer au gré des vents sur le web, c’est le visiter de façon responsable. Si vous consultez la page d’une entreprise, n’hésitez pas à vous renseigner. Qu’est-ce que l’entreprise sait sur moi ? Qu’est-ce qu’elle stocke ? Lisez les conditions générales, soyez sensibles aux indices. Un peu comme du green-washing, certains sites vous font miroiter une bonne utilisation des données. En réalité, beaucoup trop les partagent.

Limiter et raisonner, ce sont les maître-mots !

De même, limitez vos inscriptions. Cartes de fidélité, newsletters… Choisissez précautionneusement les entreprises qui vous intéressent et dont vous voulez suivre l’actualité. Cela limitera non seulement le nombre de mails qui transitent, mais aussi le stockage de données. Par ailleurs, les smartphones et grands distributeurs d’électroniques s’y mettent. Exemple : pour tous les utilisateurs d’iPhone, il est fortement recommandé de faire la dernière mise à jour. Celle-ci limite et protège contre l’utilisation abusive des données.

Vous l’aurez compris, les bonnes pratiques numériques coulent presque de source. Sans freiner votre navigation ou vos habitudes, les repenser afin de consommer mieux le web. Et avec la crise sanitaire et le télétravail, ces petites habitudes adoptées par tous donnent de grands résultats.

Dans certaines entreprises, la politique du mail de trop donne lieu à des petites farces. Post-it en accordéon, joli dessin laissé sur le bureau, trombones tous attachés ensemble… De quoi vous donner des idées si vous voulez aider vos collaborateurs à lutter contre le mail de trop dans la joie et la bonne humeur. Alors, adopter de bonnes pratiques numériques, vous aussi vous foncez ?


Partager :FacebookTwitter

Instagram

Error validating access token: The session has been invalidated because the user changed their password or Facebook has changed the session for security reasons.